Ciblage : Où se situe réellement le problème de vos ventes ?
Dans 90% des cas, une campagne de prospection qui ne génère pas de rendez-vous révèle un ciblage défaillant.
La bonne nouvelle ? C’est réparable avec une méthode d’audit simple et efficace.
Ma méthode d’audit
Phase 1 : Clarification de votre stratégie initiale
Avant de regarder les chiffres, les taux de réponse ou les rendez-vous obtenus, je commence toujours par revenir à la base : la stratégie initiale. Parce que dans 80 % des cas, le problème n’est pas l’exécution, mais le ciblage.
La première question à se poser concerne le ciblage décisionnel: quels intitulés de postes précis avez-vous réellement définis comme prioritaires ?
Pas “à peu près”, pas “ceux qu’on trouve facilement”, mais ceux qui ont un vrai pouvoir d’arbitrage.
L’erreur classique consiste à mélanger décideurs et influenceurs.
Or un dirigeant, un responsable de service et un opérationnel n’achètent pas pour les mêmes raisons, ni au même moment.
Distinguer clairement vos cibles principales de vos cibles secondaires change radicalement la qualité des échanges.
Vient ensuite la segmentation sectorielle: quels secteurs d’activité aviez-vous choisis au départ, et surtout, pourquoi eux ?
Trop de stratégies reposent sur des secteurs “au feeling” ou “parce qu’il y a du volume”.
Une bonne segmentation repose sur un point simple : dans quels secteurs votre offre règle un problème douloureux, urgent et reconnu comme tel ?
En général, deux ou trois secteurs bien choisis valent largement mieux qu’une prospection large et floue.
Troisième point clé de cette phase, le dimensionnement des entreprises: quelles tailles d’entreprises aviez-vous ciblées en termes d’effectifs ou de chiffre d’affaires ?
Ce critère est souvent sous-estimé, alors qu’il conditionne tout : le discours, le cycle de vente, le niveau d’urgence et même la capacité à acheter.
Une offre peut être excellente et totalement inadaptée à une entreprise trop petite ou trop structurée.
Une fois cette stratégie posée, je passe à la réalité du terrain : l’audit de la prospection telle qu’elle a réellement été menée.
Phase 2 : Audit terrain de votre prospection
Je commence par analyser l’écart entre la stratégie théorique et les contacts réellement prospectés.
Il y a d’abord ce que j’appelle les “champions”.
Ce sont des profils légèrement hors cadre, mais qui évoluent dans le bon écosystème. Ils n’étaient pas prioritaires, mais ils ne sont pas inutiles pour autant.
Bien exploités, ces contacts peuvent devenir des prescripteurs, des relais internes ou des portes d’entrée indirectes vers vos vrais décideurs.
À l’inverse, il y a les hors-cible.
Mauvais poste, mauvais secteur, mauvaise taille d’entreprise. Ces contacts n’apporteront rien, sinon de la confusion dans vos statistiques.
Ils diluent le message, faussent les taux de conversion et donnent l’illusion que “la prospection ne marche pas”, alors que le problème vient simplement du ciblage.
| Profil Type | Rôle Stratégique | Sa « Douleur » Principale (Pain) | Ce qu’il veut entendre (Valeur) | Niveau d’arbitrage |
| Le Décideur Économique (CEO, DG, Direction métier) | Il signe le contrat et libère le budget. | Perte de rentabilité, retard sur la concurrence, risques financiers. | ROI, vision stratégique, gain de temps global, sécurité. | Total (Il valide le « Pourquoi ») |
| L’Opérationnel / Utilisateur (Manager, Chef de projet) | Il va utiliser votre solution au quotidien. | Processus lourds, outils obsolètes, surcharge de travail. | Simplicité d’usage, efficacité immédiate, confort de travail. | Consultatif (Il valide le « Comment ») |
| L’Influenceur / Champion (Achats, IT, Expert interne) | Il évalue la faisabilité et la conformité. | Risque technique, non-respect des normes, intégration complexe. | Fiabilité, support technique, conformité aux standards. | Bloqueur ou Facilitateur |
Je termine par une vérification point par point, très concrète.
Les intitulés de postes contactés correspondent-ils réellement à des personnes capables de décider ? Trop souvent, on vise trop bas par facilité, ou trop haut par fantasme.
Résultat : soit la personne n’a aucun pouvoir, soit elle est totalement inaccessible.
C’est cette remise à plat, simple mais rigoureuse, qui permet ensuite d’optimiser les messages, les canaux et les offres.
Sans ça, on ne fait que bricoler autour d’un problème mal posé.
5 raisons de dysfonctionnement du CRM
- Filtres de recherche mal configurés (70% des cas)
- Données CRM ou listes non mises à jour
- Consignes de ciblage floues ou incomplètes
- Manque de qualification avant l’approche
- Absence de scoring des prospects
Mon conseil d’expert
Un bon ciblage doit être chirurgical.
Mieux vaut contacter 300 prospects parfaitement qualifiés que 1 000 contacts approximatifs. Votre taux de conversion et votre crédibilité en dépendent.
